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Développement durable et engagements RSE
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RSE & Qualité

Développement durable et engagements RSE

CTA Business Travel25 juillet 2024Mis à jour le 24 avril 202613 min de lecture

La responsabilité sociétale des entreprises n'est plus un simple argument marketing : c'est devenu un critère de sélection déterminant dans les appels d'offres et un levier de performance pour les organisations. Pour les DRH et responsables RSE, intégrer le développement durable dans la politique de déplacements professionnels représente un enjeu stratégique majeur. Chez CTA Business Travel, nous avons structuré notre démarche RSE autour de quatre piliers concrets, chacun validé par des engagements mesurables.

Une démarche RSE articulée autour de quatre piliers

Notre approche du développement durable ne se limite pas à des déclarations d'intention. Elle repose sur des certifications, des évaluations externes et des actions de terrain, organisées en quatre axes complémentaires.

Labellisation AFNOR

La certification AFNOR atteste de la qualité de nos processus et services. Délivrée par l'Association Française de Normalisation, elle garantit à nos clients un partenaire dont les méthodes de travail sont auditées et conformes aux normes les plus exigeantes du secteur. Des audits réguliers et une démarche d'amélioration continue assurent le maintien de ce niveau d'excellence. Pour les acheteurs et Travel Managers, c'est un gage de fiabilité vérifiable.

Détail de notre certification AFNOR

Charte RSE

Notre charte RSE formalise notre engagement en faveur de pratiques responsables et durables. Elle couvre trois dimensions essentielles : la responsabilité environnementale (réduction de l'empreinte carbone, politique zéro papier), la responsabilité sociale (bien-être des collaborateurs en voyage d'affaires, diversité, inclusion) et l'éthique des affaires (transparence tarifaire, sélection responsable des fournisseurs, conformité RGPD). Ce document cadre guide l'ensemble de nos décisions opérationnelles au quotidien.

Consulter notre charte RSE complète

EcoVadis

Nous avons choisi de soumettre nos pratiques à l'évaluation indépendante d'EcoVadis, plateforme de référence mondiale pour l'évaluation de la performance RSE. Cette évaluation porte sur quatre thématiques — environnement, social et droits humains, éthique et achats responsables — et nous fournit une feuille de route claire pour progresser chaque année. Le score obtenu est partageable avec nos clients, ce qui facilite leurs propres démarches d'achats responsables.

Notre score EcoVadis en détail

Partenariats associatifs

Notre engagement va au-delà du voyage d'affaires. Nous soutenons activement la Ligue contre le Cancer à travers des dons réguliers et la participation aux campagnes de sensibilisation. Implantés à Toulouse, nous tissons également des liens forts avec le tissu associatif local : associations sportives, initiatives solidaires et structures d'insertion professionnelle. Ces partenariats reflètent notre conviction que la performance économique et l'engagement sociétal sont indissociables.

Nos partenariats associatifs à Toulouse

Un outil de Bilan Carbone intégré au reporting

L'un des outils les plus concrets mis à disposition de nos clients est le Bilan Carbone intégré à notre plateforme de reporting. Chaque déplacement professionnel — vol, train, location de véhicule, nuit d'hôtel — est automatiquement converti en équivalent CO2 selon les référentiels en vigueur (Base Carbone de l'ADEME). Les Travel Managers disposent ainsi de tableaux de bord mensuels et annuels permettant de :

  • Mesurer l'empreinte carbone globale des déplacements de l'entreprise
  • Identifier les postes les plus émetteurs (destinations, modes de transport, fréquences)
  • Suivre l'évolution des émissions dans le temps et évaluer l'impact des actions correctives
  • Produire les données nécessaires au reporting extra-financier de l'entreprise

Ces données constituent un élément clé pour les responsables RSE qui doivent alimenter les rapports CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) ou répondre aux exigences des parties prenantes.

Politique de voyage responsable : train vs avion

CTA Business Travel accompagne ses clients dans la mise en place d'une politique de voyage verte. Sur les trajets de moins de quatre heures en train, nous recommandons systématiquement le ferroviaire, dont l'empreinte carbone est en moyenne 30 fois inférieure à celle de l'avion. Notre outil de réservation affiche automatiquement l'alternative train lorsqu'elle existe, avec le différentiel d'émissions CO2 pour éclairer le choix du voyageur. Pour approfondir les seuils de rentabilité carbone et organiser votre report modal, consultez notre guide train vs avion pour les déplacements professionnels.

Au-delà du mode de transport, nous conseillons nos clients sur l'optimisation globale de leurs déplacements : regroupement de rendez-vous pour réduire le nombre de voyages, sélection d'hôtels labellisés (Green Key, Clef Verte), recours au covoiturage pour les déplacements de proximité et utilisation de véhicules électriques ou hybrides pour les locations.

Étude de cas : un groupe bancaire réduit son empreinte carbone de 38 %

Un groupe bancaire français de 4 200 collaborateurs, présent dans 12 régions, consacrait un budget annuel de 6,2 millions d'euros aux déplacements professionnels. Soumis à la CSRD en tant que grande entreprise cotée, il devait publier dès l'exercice 2025 un reporting extra-financier documentant sa trajectoire de réduction carbone sur le Scope 3.6 « Business Travel ». Son état des lieux initial révélait une empreinte carbone de 2 150 tonnes de CO₂e par an, dont 68 % provenant de vols intra-France remplaçables par le train.

CTA Business Travel a mené un plan d'action en trois phases sur 18 mois. Phase 1 : audit des pratiques, cartographie des trajets et identification des axes prioritaires (Paris-Lyon, Paris-Bordeaux, Paris-Nantes, Paris-Marseille, Paris-Toulouse). Phase 2 : refonte de la politique voyage imposant le train pour les trajets ≤ 4h30 avec dérogation managériale obligatoire au-delà, et configuration du SBT pour afficher systématiquement l'alternative ferroviaire avec le différentiel CO₂e. Phase 3 : sensibilisation de 450 voyageurs fréquents via des ateliers de 45 minutes, déploiement d'un tableau de bord carbone mensuel partagé avec les managers.

Résultats à 18 mois : émissions Scope 3.6 réduites de 38 % (passant de 2 150 à 1 340 tonnes), coût total des déplacements baissé de 11 % (économie de 680 000 €/an), et satisfaction voyageurs en hausse (score eNPS de +12 points grâce au confort supérieur du TGV sur les trajets courts). Le groupe a pu publier ces résultats dans son rapport CSRD 2025 avec une trajectoire SBTi validée (−42 % d'ici 2030).

Les erreurs fréquentes dans une démarche RSE voyages

Erreur n°1 : Réduire la RSE voyage au seul bilan carbone. La RSE couvre trois piliers — environnement, social, gouvernance (ESG). Une démarche limitée au CO₂ néglige le duty of care (sécurité voyageurs, bien-être), l'éthique d'achat (sélection responsable des fournisseurs) et la gouvernance (transparence tarifaire, conformité). Les auditeurs CSRD et agences de notation ESG (EcoVadis, MSCI, Sustainalytics) évaluent les trois dimensions.

Erreur n°2 : Annoncer sans mesurer. Communiquer publiquement sur des engagements non quantifiés (« nous réduisons notre empreinte carbone ») expose à l'accusation de greenwashing. Depuis 2024, les autorités de régulation (AMF, DGCCRF en France) sanctionnent les allégations non étayées. Toute annonce RSE doit s'appuyer sur des données vérifiables et auditables.

Erreur n°3 : Dissocier RSE et politique voyage. Une charte RSE qui ne se traduit pas par des règles concrètes dans la politique voyage (plafonds carbone, seuils de report modal, critères fournisseurs) reste lettre morte. L'ancrage opérationnel passe par le SBT, le reporting et la formation des voyageurs.

Erreur n°4 : Oublier l'engagement des collaborateurs. Une démarche imposée par la direction sans co-construction génère résistance et contournement. Impliquer les représentants des voyageurs fréquents, communiquer régulièrement sur les avancées et valoriser les comportements vertueux sont des conditions d'adoption.

Erreur n°5 : Confondre compensation et réduction. Compenser ses émissions par l'achat de crédits carbone n'équivaut pas à les réduire. La hiérarchie officielle (ADEME, Net Zero, SBTi) est : éviter, réduire, puis compenser uniquement les émissions résiduelles. Une démarche qui mise majoritairement sur la compensation est considérée comme non crédible.

Erreur n°6 : Négliger la chaîne d'approvisionnement. La RSE voyages ne se limite pas au choix des transports : elle englobe aussi les fournisseurs hôteliers, loueurs, TMC eux-mêmes. Intégrer des critères RSE (labels Green Key, score EcoVadis, certifications ISO 14001) dans la sélection fournisseur est indispensable pour une démarche crédible.

Checklist : structurer votre démarche RSE voyages d'affaires

Voici les 10 étapes opérationnelles pour déployer un programme RSE voyages crédible et mesurable, alignées sur les exigences CSRD/ESRS 2026 :

  • Réaliser un bilan carbone Scope 3.6 selon la méthodologie ADEME ou GHG Protocol, pour établir votre année de référence
  • Définir une trajectoire de réduction chiffrée et temporalisée (cible SBTi : −42 % d'ici 2030 par rapport à 2019)
  • Intégrer des critères RSE dans vos accords fournisseurs : score EcoVadis minimum, certifications environnementales, clauses d'amélioration continue
  • Formaliser une politique voyage verte : seuils de report modal, plafond CO₂e par déplacement, hiérarchie des modes préférés
  • Équiper vos outils : SBT affichant CO₂ par option, reporting carbone temps réel, alertes dépassement
  • Structurer un comité RSE voyages : DAF (sponsor), RH, responsable RSE, travel manager, 2-3 voyageurs fréquents
  • Former les bookers et voyageurs : sessions de 45 min par service, fiche mémo carbone, cas pratiques
  • Publier un reporting trimestriel : émissions par mode, par service, évolution vs objectif, actions correctives
  • Faire auditer vos pratiques : EcoVadis ou équivalent tous les 12-18 mois pour benchmarker et identifier les axes de progrès
  • Compenser vos émissions résiduelles : uniquement après preuve des efforts de réduction, via crédits certifiés (Label Bas-Carbone, Gold Standard, VCS)

Mise à jour 2026 : CSRD, taxonomie européenne et attentes Gen Z

L'exercice 2025 a marqué un tournant réglementaire et culturel pour la RSE voyages. Trois évolutions majeures structurent désormais les décisions.

1. Premier cycle CSRD effectif. Les grandes entreprises cotées (> 500 salariés) ont publié leur premier rapport extra-financier CSRD au printemps 2026 selon les standards ESRS. L'impact sur la RSE voyages est direct : les émissions Scope 3.6 doivent être publiées séparément, avec une méthodologie certifiée (ISO 14083:2023 pour le transport) et une trajectoire de réduction documentée. Les entreprises sans bilan carbone voyage structuré sont pointées du doigt par les commissaires aux comptes.

2. Taxonomie européenne et alignement des financements. Les investisseurs et banques appliquent désormais la taxonomie européenne verte pour évaluer l'alignement climatique des entreprises qu'ils financent. Une politique voyage responsable (part du train, électrification des flottes, compensation) devient un argument direct pour accéder aux financements verts et aux obligations durables (« green bonds »). Les DAF intègrent de plus en plus cette dimension dans leurs arbitrages.

3. Attentes des nouvelles générations au travail. 73 % des cadres de moins de 35 ans déclarent prendre en compte les engagements RSE dans leur choix d'employeur (étude Universum 2026). La politique de déplacements — fréquence, mode de transport, conciliation vie pro/perso — fait partie des critères d'attractivité employeur. Une démarche RSE voyages crédible devient un levier de recrutement et de rétention, pas seulement un sujet de reporting.

4. Réglementation sur le greenwashing renforcée. La directive européenne « Green Claims » (transposée en France courant 2026) interdit les allégations environnementales non étayées. « Voyager responsable », « compensation neutre », « zéro carbone » sans preuves vérifiables sont désormais sanctionnés. Toute communication RSE de votre entreprise doit s'appuyer sur des chiffres audités.

Ce que ça change pour votre entreprise : la RSE voyages en 2026 n'est plus optionnelle, c'est un pilier de conformité et de compétitivité. Les entreprises retardataires se voient exclues des appels d'offres publics et grands comptes, perdent en attractivité employeur et manquent l'accès aux financements verts. Pour les DRH et DAF, c'est désormais un dossier prioritaire.

Un engagement qui profite à nos clients

En choisissant un partenaire engagé dans une démarche RSE structurée, les entreprises clientes bénéficient d'un triple avantage : elles remplissent leurs propres obligations en matière de responsabilité sociétale, elles valorisent leur marque employeur auprès de collaborateurs de plus en plus sensibles aux enjeux environnementaux, et elles optimisent souvent leurs coûts de déplacement — car voyager de manière responsable, c'est aussi voyager de manière plus rationnelle.

FAQ

Questions fréquentes

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